Samedi 21 novembre 2009
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« le matin en ouvrant la porte, tu tombes sur un mur. Pour sortir du lit, tu dois demander la permission. Tu dois demander la
permission de quitter ta maison, ta rue, ta ville. On ne te la donne pas, cette permission, et ce haut mur ceinture la ville tout entière. Des briques, toujours plus de briques. La nuit, tu dors
enfermé derrière ce mur monumental.
Cette permission, tu en a marre de la demander, mais depuis la nuit du douze au treize aout 1961, jour où à été érigé le mur, tu n’a
pas le choix. Se mur, qui physiquement, sépare la ville de Berlin, en Berlin-Est et Berlin-Ouest, obsède ma tête jours et nuit, je maudis cette fameuse nuit, qui restera à jamais gravé dans ma
mémoire, cette fameuse nuit qu’il faut maintenant raconter à nos enfants, nos petits enfants, cette nuit à partir de laquelle, nous allemands nous allions vivre entourés de deux murs de 3.6
mètres de haut avec chemins de rondes, trois cents deux miradors et dispositifs d'alarme, quatorze mille gardes, six cents chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Plusieurs de mes
connaissances ont trouvés la mort en essayant de franchir ce mur, les soldats n’hésitant s à tirer sur les fugitifs, car l’Est et l’Ouest n’avez pas le droit de se rencontrer, pendant trente ans,
je n’ai eu aucune nouvelle de mes frères est sœurs qui avant sa construction, avaient déménagés à l’Est, seul ma mère et moi vivions à l’Ouest. Si je raconte tout cela, c’est pour expliquer, se
que m’inspire cette événement, c’est pour expliquer le dégoût que j’ai aujourd’hui envers cette événement. » Mais tout a commencé comme ça : « la construction du mur, est un secret
d’Etat du gouvernement Est-allemands, sa construction se fait en pleine nuit sur ordre de la direction du Parti communiste par des maçons, sous la protection et la surveillance de policiers et de
soldats. Dans la nuit du douze au treize août 1961, quatorze mille cinq cents membres des forces armées bloquent les rues et les voies ferrées menant à Berlin-Ouest. Des troupes soviétiques se
tiennent prêtes au combat et se massent aux postes frontières des Alliés. Tous les moyens de transport entre les deux Berlin sont interrompus. La construction du Mur autour des trois secteurs de
l'Ouest consiste tout d'abord en un rideau de fils de fer barbelés. Les pavés des axes de circulation entre les deux moitiés de la ville sont retournés afin d’interrompre immédiatement le
trafic[]. Dans les semaines suivantes, il est complété par un mur de béton, puis muni de divers
dispositifs de sécurité. » Maintenant, je maudis tout autres mur pouvant exister dans le monde, qu’ils soient physique, morale ou humains. Il est tout de même vrai qu’il y’en à un en
particulier qui me fait aussi honte que le mur de Berlin, c’est celui qui séparent le Mexique aux Etats-Unis, un mur également surnommé « le mur de la honte », un double mur de mille
deux cents kilomètres, pour arrêter l’immigration illégales. Pour les mexicains, ce mur va rendre encore plus difficile le passage des sans papiers qui passent chaque année la frontière sans pour
autant régler le problème. Aucun mur n’arrête la faim. Les « coyotes » (les passeurs) vont doubler ou tripler les prix, ce qui va obliger les saisonniers à rester aux Etats-Unis ou lieu
de faire des allers-retours comme c’est la tradition depuis plus de 100 ans. Cette main d’œuvre illégale est bien plus avantageuse pour les Etats-Unis qui refusent donc de légaliser ces
migrants.
Quoi, qu’il en soit, pour le mur de Berlin, « j’aurais pleuré sa construction, j’aurais fêté sa chute. »